Alors que nous sommes aujourd’hui dans l’ère du tout numérique, il existe plusieurs bonnes raisons de s’intéresser encore à la navigation astronomique.

La première est qu’il s’agit bien d’un corpus de connaissances et de savoir-faire qui appartiennent au patrimoine maritime, qu’il est intéressant d’enseigner et de transmettre aux plus jeunes, afin que ce savoir et cette pratique ne se perdent pas totalement.

La seconde, plus prosaïque, consiste à fournir aux navigateurs d’aujourd’hui un moyen sûr et précis de faire le point en haute mer au cas où, suite à une avarie, ils ne disposeraient plus à bord d’énergie pour assurer le fonctionnement de l’informatique embarquée.

Enfin, lorsqu’on a fait ce chemin d’apprentissage, on ne regarde plus le ciel de la même façon, les astres nous deviennent un peu plus familiers, nous sommes davantage en phase avec notre environnement, et c’est source de plaisir.

C’est pour ces raisons que, pour la troisième année consécutive, Jean Randy animera un atelier sur le sujet;  travail essentiellement pratique qui consistera, à partir des données d’observation au sextant,  à conduire les calculs à partir des Éphémérides Nautiques et des tables de Dieumegard et Bataille, pour déterminer le point après tracé sur la carte.

Pour participer à ce travail, nul besoin de disposer d’un bagage mathématique de haut niveau, nous ne résoudrons pas manuellement les équations de trigonométrie sphérique requises pour la résolution de ces problèmes, nous ne ferons qu’utiliser les outils, relativement simples d’emploi, que nos prédécesseurs avaient à leur disposition.