Il ne s’agit en aucun cas d’un atelier traditionnel de Cuisine de la mer tel qu’il a existé jusqu’à la saison dernière, sur des recettes relativement classiques, animé par un chef cuisinier. Mais plutôt d’une expérience d’autogestion menée en groupe pour expérimenter les recettes d’une société nomade haute en couleur, celle des flibustiers et pirates, forcément « épicée à l’image de la vie qu’ils menaient : une cuisine qui vous met la bouche en feu, réclamée par des braillards fort en gueule, tout droit sortis de l’enfer des canonnades et des abordages sanglants… Des alcools de feu, des plats comme une lave en fusion… » (Michel Le Bris).

Pour s’inscrire et y participer, une seule mais incontournable condition : il faut posséder l’ouvrage de Mélanie Le Bris : « La Cuisine des Flibustiers » (Edition Phébus), et l’avoir lu. Ce serait une erreur, s’agissant d’une telle cuisine, qu’on pourrait aussi bien dire « caraïbe », de faire son choix sans avoir lu les recettes et les manières de table des flibustiers rapportées par le père Labat, le flibustier William Dampier, ou encore le capitaine Maillard, pour ne citer qu’eux.