Journal de bord des sorties et voyages

Escapade dans les Asturies

Début Juin, 24 Amis sont partis en bus vers « El principado de Asturias » , province au nord de l'Espagne, entre la Galice à l'ouest et la Cantabrie à l'est, face à la Mer Cantabrique et adossée aux Pics d'Europe. La première étape fut Candàs, petit port tranquille avec ses « cidrerias », où Marie-Anne, guide locale francophone, nous a menés vers les sites et curiosités régionales. La côte sauvage, avec ses rochers et ses plages abritées, rappelle avec évidence les panoramas bretons. Le Cabo de Peñas, cardinale Nord de la côte espagnole avec son phare et son impressionnante corne de brume. Dans la campagne, les fameux greniers asturiens surélevés et démontables, les « hòrreos ». Luanco et son magnifique « Museo Maritimo de Asturias » où le Directeur a apprécié la documentation et le petit cadeau souvenir de notre Association. Puis Gijòn avec « Laboral », la monumentale cité de la culture et la colline de Santa Catalina.
Sur l'itinéraire de retour, la seconde étape fut Bilbao, capitale de « Bizkaia ». Après la visite du musée maritime, les Amis se sont partagés entre le musée d'art moderne Guggenheim à l'architecture d'avant-garde étonnante et le pont de Biscaye, pont transbordeur toujours en service en aval de Bilbao. Puis une courte pause à San Sebastian nous a permis de visiter le minuscule musée naval dont le thème principal est la conservation de la relation des Basques avec la mer, les femmes en particulier.
Un grand merci à Thi-Trinh et à Danièle qui ont organisé cette sortie originale.
Jean Alain Berlaud

Voyage à Portsmouth en juin 2014

Des Amis débarquent à Portsmouth (UK). Ce 5 juin 2014, toute la famille royale britannique était en route pour les côtes françaises de la Manche. Quarante amis du musée en profitèrent pour aller occuper Portsmouth où ils découvrirent … qu'on y fêtait le même événement ! C'est donc dans cette belle ambiance et sous un soleil radieux que nous visitâmes ce grand port et tout spécialement le H.M.S. Victory et le H.M.S. Warrior, magnifiques bateaux, magnifiquement entretenus. Dans le même site de l'Historic Dockyard l'épave renflouée de la Mary Rose coulée en 1545 devant Portsmouth, mise en scène dans un musée spécifique dégage une émotion intense. Après cette leçon de muséographie maritime, une excursion à Osborne House nous permît tout à la fois d'avoir un aperçu de l'île de Wight et de toucher du doigt l'intimité de la reine Victoria. Et dans le Solent : des voiles par milliers.
Passionnant voyage.
Richard Lick

Voyage à Barcelone en mai 2011

Cela pourrait s'appeler « Adolphe et les quarante amis ». Adolphe, c'est notre chauffeur. Enfin, pas seulement. Pas un paysage que nous ne traversions sans un point d'histoire, une anecdote, ou l'adresse d'un bon restaurant. Un cassoulet sur l'autoroute par 26°, sans lui, personne n'aurait osé. La route aura passé vite, nous voici à Barcelone. Et Barcelone, c'est Gaudi. La casa Batllo, la Pedrera, la Sagrada Familia bien sûr. Pour beaucoup d'entre nous, c'est une découverte. Et l'enthousiasme d'Isabel, notre guide, est communicatif. Mais Barcelone, c'est aussi un port, dont nous mesurons l'importance lors d'une sortie en mer, du port Olympique au port de commerce ; sur le plan d'eau, 420 à l'entraînement, vieux gréements, et paquebots géants. Les anciens arsenaux royaux abritent le musée maritime ; bâtiments superbes, hélas en restauration : après une cérémonie protocolaire, où Lysiane a remis au Directeur le pavillon du Musée Maritime de La Rochelle et la médaille de La Rochelle, visite de la Sainte Eulalie, superbe goélette de 47m. La vieille ville et la cathédrale, les ramblas, la colline de Monjuic, la basilique de Montserrat, un peu de temps libre pour le musée Picasso ou le shopping, les quatre jours sont vite passés. Un grand merci à Lysiane qui nous a concocté ce superbe voyage.
Michel Bach

Le groupe des amis à Barcelone

Sortie à Cordouan le 15 mai 2010

Nous avons le Phare Amédée (originalité technique) en Nouvelle Calédonie et grâce à l'AAMMLR nous avons eu l'opportunité de pouvoir visiter celui de Cordouan. Départ 7h30 en bus, tous les Amis sont à l'heure. Temps gris et frais...Cela n'empêche pas la bonne humeur. 9H30, embarquement à Royan pour le phare. Arrivés à proximité, le zodiac nous dépose, les pieds dans l'eau (11°4 !!) sur le banc de sable. Occupés à regarder où nous marchions, ce n'est qu'une fois les pieds au sec que j'ai levé la tête...le Phare des phares se livrait à mes yeux.
Quelle splendeur...Impressionnant...monumental...Monsieur Armagnac de l'association pour la sauvegarde du phare nous invite à découvrir le
Roi des Phares. Au Haut Moyen Age un simple fanal assurait aux Maures de Cordoue l'entrée de l'extérieur, facilitant ainsi leur comptoir commercial. Vers 1400 une tour et une chapelle furent construites par le Prince Noir à 45m du phare actuel. Son feu était entretenu par les moines cisterciens. A la fin du 16è siècle, l'île était recouverte à chaque marée et la vieille tour menaçait ruine. Aussi Henri III commanda à Louis de Foix de construire une tour à feu, ouvrage utilitaire de dimensions respectables. Or, Louis de Foix, valet du chambre du roien 1582 (anobli en 1598) fut horloger et architecte (et non pas simple ingénieur). Il voulut créer l'oeuvre de sa vie et sa ténacité conjuguée par la suite à la volonté d'Henri IV aboutit à la décision de construire un ouvrage royal (1584 puis 1594). C'est ainsi que vit le jour le Versailles de la Mer, symbole du renouveau de la monarchie. Des appartements royaux, chambre du Roi, Chapelle occupent avec majesté les 1ers étages. Puis un escalier à vis conduit à la lanterne. J'ai été subjuguée par l'élégance de la finition et du détail, la délicatesse des sculptures de ce monument. Cordouan se situe aux postes frontières, passage obligé de navires étrangers voulant relier le port de Bordeaux. Aussi, outre l'empreinte des Henri (III et IV), Cordouan assoit pendant des générations l'autorité monarchique (de Louis XIII à Louis XVI). En 1862 il est le 1erédifice à être classé monument historique. C'est le plus ancien phare encore en activité et habité. Il se situe aux portes de la Garonne , à 7 Kms des côtes et à égale distance du littoral charentais et girondin. Quand je gravirai à nouveau les 247 marches du Phare Amédée, je penserai à son grand frère de l'autre côté des mers.
Si la visite de Cordouan nous a paru courte, celle du site troglodytique de Meschers nous a enchantés grâce la verve et la compétence du guide. A partir d'un site épuré, il a su nous faire partager son enthousiasme pour la vie de ses habitants à la fin du XIXè.
Située sur la Côte Atlantique, Meschers est un site touristique exceptionnel réputé pour ses grottes creusées dans des falaises dominant le plus grand estuaire d'Europe.
Nous avons eu le bonheur de connaître la Charente Maritime et une partie de son patrimoine maritime grâce à notre amie Lysiane. Nous n'oublierons pas la convivialité de tous les Amis de l'Association présents à cette sortie et dont nous sommes membres maintenant. A vous tous un grand Merci.
Mireille Dupont, Nouméa, Nouvelle Calédonie

SORTIE À SAINT MARTIN

A notre arrivée au Musée Ernest Cognacq, les président(e)s des Amis dudit musée et de « Flottille en Pertuis », nous ont accueillis avec café chaud et galettes charentaises bienvenus pour laisser passer une sérieuse averse de cum'nimb' !
L'averse passée, notre jeune guide, devant un plan de la ville du XVIIème siècle, nous a fait l'historique de l'île et de sa capitale en plantant le décor, souvent houleux, des relations anglo-rétaises, la richesse de l'île en sel et en vin attirant la convoitise de nos voisins britanniques. Ces relations devenant de plus en plus inamicales, fut décidé la construction, autour du bourg, de remparts suffisamment importants pour abriter la population de l'île (16.000 habitants) en cas d'invasion ennemie, remparts s'appuyant sur une citadelle tournée autant vers la mer pour se protéger de l'ennemi que vers le bourg pour réprimer d'éventuels mouvements d'humeur des martinais ou - pire - une alliance de ceux-ci, protestants, avec les envahisseurs, protestants également.
Cet historique brossé, notre petite troupe est montée pacifiquement à l'assaut du rempart où, devant la citadelle, nous furent donnés force détails sur l'édification et le fonctionnement de ces fortifications. Bien entendu, ce n'est pas sans une certaine fierté que notre guide souligna la maîtrise parfaite de Vauban dans la conception de cet ensemble architectural et le classement récent de son oeuvre au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO. Au sommet du rempart, nous fut expliqué la différence entre le tir de canons « à barbette », qui offre des angles de tir plus étendus, mais expose les desservants à plus de risques que le tir « à merlon » ; et certains d'entre nous déplorèrent l'impossibilité d'enlacer les « dames » gardiennes des batardeaux !
De retour au musée, l'exposition « Larguez les amarres » nous a plongés dans l'atmosphère de la « vie de chien » que devait supporter l'équipage des vaisseaux du XVIIème siècle, entre combats, ennui, superstitions, mauvaise alimentation et maladies..., nous précisant au passage la différence entre « vaisseau » (de guerre) et « navire » (marchand).
L'après midi fut consacrée à la Maison du Platin à La Flotte, écomusée dont l'ésotérisme de l'appellation et la discrétion de sa situation cachent de très intéressantes collections constituées par l'association « Flottille en Pertuis » sur l'histoire et aux traditions maritimes et populaires de l'Ile de Ré. Les nostalgiques furent comblés par les souvenirs de l'époque des bacs.
Journée agréable, malgré la météo chagrine, invitant à une nouvelle expédition tout aussi pacifique et enrichissante sur notre voisine insulaire que nous croyons connaître...

Jean-Louis PRECAUSTA

Voyage des Amis du Musée Maritime dans les villes de la Hanse
Allemagne Juin 2009

Semaine du nautisme, 1 au 7 mai 2008

Fraîchement élu au Conseil d'Administration, en charge des salons, me voilà projeté (enfin) dans le grand bain. Pensez donc, du 1er au 7 Mai, une semaine infernale nous guettait ; la sournoise : 2 stands nous tendaient les bras.

-Celui du village de la « Grande Traversée » grouillant de monde le 1er Mai et les jours où le Belem était des nôtres, plus calme le reste de la semaine ; tout comme le village d'ailleurs. Ce fût l'occasion de présenter notre Association à ceux qui ne la connaissaient pas encore (il en existe ) et de rencontrer les Z'amis heureux de venir nous faire un petit coucou.
- Et, Celui que nous animions sur les quais du vieux Port et qui connut un succès phénoménal : 1359 embarquements furent enregistrés sur la semaine (300 de plus que l'an dernier ) pour profiter des baptêmes en mer gratuits , proposés par la semaine du Nautisme et l'association « La mer pour tous ».
A combien de questions avons-nous dû répondre :
- C'est vraiment gratuit ? Bof, pour ce prix là on va juste au pied des Tours .
- Et c'est quoi comme bateaux ? A voile ou à moteur ? Y sont pas très grands.
- Et c'est à quelle heure qu'on part ?
- On ne peut pas partir tout de suite parce que c'est marée basse ?
- C'est quoi la marée ?.....
- Mon enfant n'a pas cinq ans, vous pouvez nous le garder ?

Et au retour, quelle joie l'on pouvait lire sur les visages
déjà colorés par le soleil, que de remerciements nous avons reçus, que de compliments nous devions retransmettre aux « pilotes des bateaux » -des gens très professionnels - et les sensations fortes ressenties par ceux, qui ont eu la chance , le week-end, d'embarquer sur la vedette de la SNSM .

Enfin, à la question récurrente : est-ce que vous recommencerez l'année prochaine ? nous ne savions répondre que : peut-être ? Pour la petite histoire, le jour de l'arrivée du Belem , 76 embarquements ont été réalisés en une ½ heure sur vingt bateaux , afin de l'escorter ; ce fût plus qu'un baptême . Un grand merci à Régis (le canari de 90kg) maître d'oeuvre aux embarquements sur les pontons et apprécié de tous .
J'oublierai presque , que pendant trois jours , nous avions hâte de voir arriver la relève, pour courir vers l'autre bassin, écouter la Farandole des Chants de Marins, dont les rumeurs n'arrivaient pas jusqu'à notre cabane du vieux Port.

Merci à toutes et tous les nombreux Z'Amis qui ont permis et partagé le bonheur de tous ces baptisés anonymes, merci à vous sans qui la bonne tenue de ces stands n'aurait pu être possible ; pas une défection , je trouve cela remarquable ; merci encore d'avoir su convaincre vingt-sept nouveaux membres d'adhérer à notre Association .
Quelle semaine !!! que de bons souvenirs, que de bonheur partagé, un petit peu de fatigue certes vite oubliée, et même si je ne souriais pas tous les jours ; encore merci à vous tous de m'avoir aidé à ce que ma 1ère expérience soit une réussite.

rendez-vous à la prochaine manifestation.

Alain Pommier

CROISIERE SUR LA GARONNE LE SAMEDI 24 MAI 2008

En mai, fait ce qu'il te plait !

Pour les « Zamis » ce fut une belle croisière sur la Gironde, de Bordeaux vers Cadillac (une charmante cité médiévale située à 2 heures de navigation).


Dès l'aube du 24 mai, un autocar nous attendait place Bernard Moitessier, son intérieur nous rappelait celui d'un avion. Eric notre commandant de bord, assisté de Lysiane notre hôtesse de terre, nous ont informé sur les consignes de sécurité ,puis nous ont conduit à Bordeaux près du « Pont de Pierre » où nous attendait la péniche « ROYAL ». Nous levâmes l'encre vers 10 heures. Denis le capitaine dut s'appliquer pour passer sous le « Pont de Pierre ». En effet, l'influence de la marée produit un marnage de plus de 4 mètres accompagné d'un très fort courant entre les piles du pont (à remarquer que le taux de sel dans la Garonne à Bordeaux est de l'ordre de 3 gr/litre). Ensuite Eric, chimiste de l'eau, nous avait préparé un exposé très imagé et sur grand écran. Nous pourrions résumer ainsi : la plaque Ibérique a rejoint le continent et formé les Pyrénées, ce qui a engendré des ruissellements qui ont généré des fleuves, et c'est ainsi que les « Zamis »peuvent y naviguer ...

Après un copieux pique-nique, Didier notre incollable historien , nous a conduit au coeur de la bastide de Cadillac, en passant par les remparts et les venelles. Au passage, nous avons pu admirer le magnifique château du « duc d'Epernon » . Après la mort de ce dernier, le château a subi bien des vicissitudes au cours des ans. Il a même été utilisé comme pénitencier pour femmes au XIXème siècle ! Nous terminons notre promenade guidée par la visite de l 'église Saint-Martin, ancienne collégiale Saint-Blaise élevée vers 1490.

A 14h45 précises, de retour à la péniche« ROYAL » nous avons de nouveau levé l'encre. A bord Didier nous a présenté un diaporama sur l'estuaire de la Gironde (avec vues aériennes s'il vous plait !).

Enfin, après avoir « mouillé» l'encre vers 17 heures, nous avons repris la route du retour vers La Rochelle fatigués et heureux et tout au long de la route nous avons pu admirer le paysage ensoleillé, en nous promettant de nous retrouver le mardi 17 juin pour un pique-nique en chansons...de marins bien sûr !

En mai, nous avons fait ce qui nous plaisait !

Gérard LEFEBVRE

Une journée dans les eaux paisibles du Perthuis d'Antioche à bord de Recouvrance

Dimanche matin- 8h45
La Recouvrance est bien arrivée et nous attend dans le port de La Pallice.
La mer est basse et notre embarquement nécessite quelques allées et venues en zodiac mais tout se passe dans la bonne humeur. Le Président s'est levé de bon matin pour assister à notre départ et nous quittons le port au son de l'accordéon. Après une courte présentation de Recouvrance par Yann, son capitaine, tout le monde est invité à la manoeuvre. On hisse brigantine, grand foc, petit foc, trinquette, hunier, perroquet, misaine, voile d'étai...(que de voiles sur ce bateau !) et c'est le moment de tirer quelques bords pour s'éloigner du port.
Pas une minute de repos ! J'entends même quelques-uns susurrer « ce n'est pas possible ces Bretons, ils ont des comptes à rendre avec les Charentais ». Mais non, c'est cela, la dure vie d'un grand voilier.
Le temps passe très vite et nous sommes surpris d'être déjà à l'heure de l'apéritif. La brume matinale s'est levée et chacun trouve sa place au soleil sur le pont.
Jean-Luc, le coq (cuisinier à bord) nous a concocté un petit repas sympathique et tout le monde mange de bon appétit. Afin que personne ne sombre dans la sieste, certains entonnent quelques chants marins et c'est déjà le moment de repartir.
Le vent ne nous a pas permis d'aller très loin mais l'ambiance est conviviale. Eparpillée sur le pont, chacun discute avec ses voisins, tout en participant aux manoeuvres à la demande de l'équipage.
Tout semble beaucoup plus facile qu'au départ mais malheureusement il va déjà falloir se quitter.

Françoise LEPERE